Les témoignages de nos clients sur l’expérience CAH

L’équipe de CAH est bien fière du rôle qu’elle joue dans la vie de nombreux aînés francophones du Grand Toronto!

Nous avons rassemblé les témoignages suivants pour vous donner une idée de l’impact de CAH sur la communauté. Visitez notre page Aperçu des services CAH pour un survol de nos services et programmes pour personnes âgées francophones (ou francophiles) et leurs aidants. Vous avez des questions? Communiquez avec nous au 416-365-3350 ou info@caheritage.org.

L’ESSAYER, C’EST L’ADOPTER

Monsieur Salim Sarwari est un nouveau client du Service de jour (SDJ) de CAH à Oshawa. Il nous a été référé par son ergothérapeute. Comme bien des gens, il avait des idées préconçues sur ce genre de service. Une belle surprise l’attendait, incluant le service de transport offert pour le SDJ à Oshawa.
J’étais hésitant au début, et je ne savais pas trop comment j’aimerais ça, ni comment ce serait pour moi puisque je suis un homme plus âgé. Je pensais qu’il n’y aurait que peu d’attention pour moi et que j’observerais de loin pendant un certain temps. Je ne savais pas à quel point je serais engagé. Je présumais aussi que je ne pourrais pas y assister régulièrement en raison de ma mobilité rendant difficile d’y arriver sans voiture. (Rapport annuel 2020)

Monique Makanda Nseyo, client dans la communauté, a trouvé en CAH une voix pour se faire entendre:
J’ai été longtemps membre du Centre pour aînés de CAH (NOTE: maintenant appelé CVA pour Centre de vie active). J’aimais bien ça. Je venais faire des exercices. En 2016, je me suis retrouvée à l’urgence suite à des vertiges et une chute. Je ne peux plus vraiment marcher et je vie seule. Après quelques temps, des amies résidentes de Place Saint-Laurent ont parlé de moi à Clarisse. Elle a contacté pour moi les gens du Centre d’accès aux soins communautaires (CASC) du Centre-Toronto qui ont envoyé un physio-thérapeute pour évaluer ma situation, voir comment j’étais installée, comment je faisais pour me déplacer dans mon appartement. Il a tout de suite dit qu’il me fallait une marchette et d’autres ajustements chez moi. Clarisse m’a donné une gestionnaire de cas. Elle m’aidé à avoir une subvention qui a payé 300$ des 400 $ que coûtait la marchette. Je reçois maintenant l’aide à domicile de CAH pour m’assister. C’était très nécessaire. Sans CAH, je n’avais pas de voix pour me faire entendre. (Rapport annuel 2018)

LA TRANQUILITÉ D’ESPRIT

Pierre Moatti, fils de Mme Moatti, résidente de Place Saint-Laurent, notre édifice de logements abordables, depuis un an, nous a confié ce qui suit.
Ma mère habitait chez nous. Être témoin du déclin physique et cognitif de cette femme extraordinaire a été la chose la plus déprimante de toute ma vie. Elle avait besoin de vivre dans un environnement sécuritaire. Ma femme et moi ne pouvions être avec elle le jour pour s’assurer qu’elle prenne ses médicaments, pour préparer ses repas. Nous voulions qu’elle soit dans un milieu francophone. Comme il n’y avait pas de place à Place Saint-Laurent, nous avons opté de lui trouver une place dans un quartier de Montréal qui lui était familier. Le problème, c’est que lorsque la famille est éloignée, nous avons réalisé que les employés de cette résidence, peu nombreux, faisaient le strict minimum pour ma mère. Quelle joie quand nous avons appris qu’une place s’était libérée à CAH! Nous avons tout de suite remarqué le niveau d’attention. Nous recevons régulièrement des appels de sa gestionnaire de cas, pour nous tenir au courant des changements ou besoins, petits et grands, de ma mère et nous pouvons facilement venir l’assister. Pour nous, c’est la preuve qu’à CAH, ils ont un coeur, ils sont dédiés à leur métier. Quelle paix d’esprit… (Rapport annuel 2019)

Suite à la mort de sa mère en 2019, Joël, le fils de Madeleine Kilmer, une cliente de notre Service de jour à Toronto depuis des années, qui a bénéficié de notre unité de soins de transition en fin de vie, nous avons reçu cette note touchant adressée à toute l’équipe dans une carte:
Mon nom est Joël, le fils de Madeleine Kilmer. Je serai éternellement reconnaissant du soutien de la direction et de tous les employés du centre, de l’aide formidable que ma mère a reçue dont j’ai aussi bénéficié en me rendant la vie moins difficile. Ma mère a pu finir sa vie en dignité avec beaucoup d’amour autour d’elle et d’amis. À mes yeux, ce centre est INDISPENSABLE au respect de la vieillesse. (Rapport annuel 2019)

Mme Badour sait qu’elle peut compter sur CAH pour ses besoins spécifiques:
Pour moi, je trouve le personnel de CAH très aimable et très poli. Les gestionnaires de cas, comme les préposées, font leur travail avec patience et passion; elles sont très gentilles. Ce qui est formidable
pour des personnes handicapées comme moi. Je reçois l’aide à domicile et on m’accompagne chaque fois chez le médecin pour mes rendez-vous (Dieu seul sait si j’en ai!). Je ne pourrais
pas m’en sortir toute seule sans cette aide. Je leur dis merci pour le dévouement, et surtout je dis merci aux responsables qui gèrent les CAH; je leur souhaite beaucoup de bien pour le travail qu’elles font pour nous. (Rapport annuel 2017)

J’aime ça, ici. Je suis bien et je me sens chez moi.

– Gabrielle Klein (1923-2017), résidente de Place Saint-Laurent

 

L’ESPRIT DE COMMUNAUTÉ

Isorine Marc, la fondatrice de l’organisme artistique local Jamii démontre l’implication de CAH.
CAH nous donne accès aux salles d’activités et à la terrasse extérieure, mais notre collaboration va bien au-delà. En début de pandémie, nous avons organisé un spectacle sur la terrasse, que les résidents ont pu apprécier depuis leur balcon. Nous avons aussi fait un projet vidéo qui a impliqué des résidents dans le processus créatif. Nous sommes ravis de poursuivre cette collaboration dans le futur. (Rapport annuel 2020)

Notre résidant monsieur Zenon Nicayenzi faisait ce commentaire plein de sagesse burundaise sur l’esprit communautaire lors de son entrevue avec Radio-Canada, venu à CAH pour parler au grand public de cet organisme aux service des aînés depuis 40 ans:
Votre voisin de palier, l’habitant de l’appartement d’à côté, c’est celui-là votre parent. Ce n’est pas votre famille qui est à Montréal, ou à Vancouver, c’est votre voisin qui va appeler le 9-1-1 si vous tombez! Celui qui partage votre vie commune, c’est celui-là qui est votre parent. (Rapport annuel 2019)

À l’occasion de la fête du 40e des résidants en mars 2019, une résidante de longue date, Isabelle Dournayan a interprété avec humour une chanson de sa composition pour exprimer la place de CAH dans sa vie. Elle devait parler au nom de plusieurs résidents de Place Saint-Laurent car elle fut fort applaudie!
Pour le bonheur des gens du Centre Héritage,
Pour le plaisir et la santé des aînés,
Une maison où l’on peut jouer ensemble
Et s’amuser avec beaucoup de plaisir.

C’est nous les gens du 3e âge.
C’est maintenant que nous respirons,
Nous n’avons pas besoin de patrons,
Il est fini notre esclavage.

Quand on est retraités,
On n’est pas des fauchés.
On fait des excursions, aussi de belles balades,
Car notre centre est un centre agréable.
Pour nous toutes, c’est la maison chère, où l’on trouve la vie familiale…
(Rapport annuel 2019)

Mark Vizniuk décrit l’impression émouvante d’un nouveau résident de Place Saint-Laurent:
Ma mère était canadienne-française. Quand je suis venu à Montréal sur ma moto pour voir l’Expo 67, j’ai rencontré la moitié de ma famille, celle de ma mère. J’ai vraiment développé un attachement émotif avec le français. J’ai été prof d’anglais au Québec. Quand j’ai déménagé en Ontario, dans les années 80, j’ai enseigné le français enrichi, pas juste la langue mais aussi l’art, la musique et la culture francophone. Comme je me tenais beaucoup dans la communauté francophone, j’ai appris que Place Saint-Laurent existait. J’habitais sur un bateau et le temps venait où ça ne me serait plus possible. J’ai contacté Toronto Housing en 2013 et leur ai demandé spécifiquement de me mettre sur la liste d’attente pour les Centres d’accueil Héritage. On avait dit qu’il y avait 60 personnes sur cette liste. Ça a pris 5 ans mais j’ai finalement eu une place et je suis arrivé en mai 2018! C’est vraiment un centre d’accueil, à la hauteur de son nom! Je me sens à l’aise, on se salue, on jase en français. J’ai l’impression d’être revenu au Québec. J’ai même trouvé un résident qui vientde St. Léonard d’Aspen, une toute petite ville du Québec où j’ai enseigné autrefois! Le monde est très accueillant. Barbara la directrice m’a appris que CAH avait des jardins communautaires alors j’ai maintenant un lopin de terre et je suis devenu jardinier. J’ai l’impression d’être arrivé au paradis! (Rapport annuel 2018)

Mireille, une résidente de longue date de Place Saint-Laurent, bien connue pour son esprit jovial décrit son expérience:
Les services sont très bien. L’aide est présente 24 heures sur 24 en cas de besoin, et les préposées sont discrètes et toujours là. La cuisine est très bien, la sécurité toujours présente. Nous sommes comme un petit village avec des voisins très agréables dans l’ensemble. J’aime pouvoir parler français dans ce milieu de convivialité. (Rapport annuel 2017)

ACTIFS UN JOUR, ACTIFS TOUJOURS

Depuis cette année, Place Saint-Laurent compte parmi ses résidents l’un des 12 fondateurs de CAH, Pierre Gravel ! Ayant contribué toute sa vie au rayonnement de la francophonie, il continue de consacrer son énergie à cette cause à PSL.
J’avais dans ma collection personnelle de beaux livres en français sur divers pays. Je voulais que plus de gensen profitent en les donnaant à la bibliothèque des résidents. Ils réflètent la diversité multiculturelle de CAH. Avec l’aide d’Ayda du CVA, on a organisé une pause-café spéciale pour montrer les livres récemment ajoutés à la bibliothèque. Environ 25 lecteurs ont emprunté les nouveaux livres! (Rapport annuel 2020)

Les aînés de la communauté veulent rester informés et actifs. Le témoignage suivant de Charles et Habeeba, deux clients de CAH, est représentatif des commentaires que nos animateurs et présentateurs reçoivent régulièrement.
Merci à CAH pour nous fournir de bons séminaires et surtout les exercices! Nous sommes prêts à affronter l’hiver! (Rapport annuel 2020)

POUR BRISER L’ISOLEMENT

Mme Lise Guibord fait partie du Service de jour (SDJ) à Oshawa depuis janvier 2019. Native de Monfort dans la région d’Ottawa, elle est la troisième fille de six et a grandi sur une ferme. Adulte, elle est devenue une couturière de bonne renommée, ce qui lui a permis de subvenir aux besoins de sa famille. Elle s’est mariée et a eu deux filles qui sont mères à leur tour. Lise admet que ce n’est pas facile de vivre seule. Lorsqu’elle a entendu parler du SDJ à la clinique qu’elle fréquente,  elle a réalisé qu’y participer lui permettra de sortir de chez elle pour briser l’isolement et rester active et engagée. 

Le fait que le centre offre des services en français a été particulièrement réconfortant parce que c’est sa langue maternelle et elle est heureuse de pouvoir s’exprimer facilement. Elle vient trois fois par semaine et aime toutes les activités bien qu’elle favorise particulièrement tout ce qui est bricolage et artistique. Son commentaire sur le SDJ? Les gens sont âgés mais ça ne parait pas! Le groupe veut rester actif et nous avons du plaisir!, nous dit-elle avec un grand sourire. (Rapport annuel 2019)

Nahal Farid avait besoin d’un coup de main…
J’ai connu CAH en allant au Club égyptien. Des travailleuses sociales sont venues nous présenter les services de CAH et plus tard une annexe du Service de jour a été ouverte pour nous à Eglinton. Nous avions beaucoup d’activités intéressantes et diversifiées que j’ai beaucoup aimées. Les choses ont changé depuis lors, Eglinton a fermé; ce que je regrette un peu, et je viens une fois par semaine au Service de jour de la Place Saint-Laurent. Je suis content de rencontrer des personnes qui parlent français. Ça me sort de la solitude de mon appartement. Nous partageons des activités ensemble, des ateliers santé qui aident à gérer notre condition chronique et les exercices physiques et cognitifs qui m’aident à faire travailler mon cerveau et à améliorer mon état de santé. Le centre est un endroit très bien, et c’est un changement pour moi.

Chaque fois que j’y vais, je rencontre des gens intéressants. Je reçois également l’aide à domicile une fois toutes les deux semaines. Ça m’a beaucoup aidé, surtout au début. Mon appartement était dans un tel état d’encombrement que je ne savais par où commencer! J’avais besoin d’encouragement que j’ai trouvé auprès des gestionnaires de cas pour mettre de l’ordre dans mes affaires. D’ailleurs, un ami, en guise de compliments, m’a dit: «maintenant tu pourras à nouveau recevoir des visites». Tout cela étant, j’aime bien le centre, j’apprécie les services que je reçois, car sans cela, je ne pourrais pas m’en sortir tout seul. (Rapport annuel 2017)

TRAVAIL D’ÉQUIPE… CAH

Notre responsable de l’unité des soins de transition, Hélène Ngombe, parle du rapport qu’elle établie avec ses clients.
Les clients qui arrivent à l’unité ont besoin de temps pour s’adapter à leur nouvel environnement. J’ai appris à mieux les écouter, à mieux leur expliquer comment nous fonctionnons, pour développer une relation de confiance qui facilite leur convalescence. Ça fait toute la différence. (Rapport annuel 2020)

À propos de la nouvelle unité des soins de transition, Emmeline Bellerive, préposée aux soins depuis deux ans chez CAH, a remarqué:
Avant, quand les clients sortaient de l’hôpital, ils devaient rentrer chez eux. Je m’inquiétais pour eux, j’avais peur qu’ils ne tombent. Les clients qui sont dans l’unité sont sous notre surveillance avec lit et douche adaptés qui leur permettent de se rétablir plus vite.  (Rapport annuel 2019)

Geta Maftei, employée depuis 25 ans, décrit son parcours à CAH:
Je travaille à CAH depuis 1993. On n’était qu’une équipe de douze dans ce temps là. J’ai d’abord travaillé dans la cuisine. J’avais des bénévoles pour tout, pour préparer et débarrasser les tables, piler les pommes de terre et couper les légumes, faire la vaisselle et la ranger. On avait les gros repas les mardis et vendredis, et le brunch une fois par mois. Il venait beaucoup de monde, ainsi que durant les Fêtes. Je me rappelle en particulier la fois où on a célébrer les 100 ans d’un résident qui était Roumain avec de la cuisine roumaine, de la musique roumaine et un groupe de danseurs folkloriques. Quelle belle soirée!

Pendant que je travaillais à temps partiel, j’ai fait le cour de préposée aux soins. En 1995, quand s’est ouvert le département des Services de Soutien Héritage (SSH), j’ai commencé à travailler comme préposée aux soins à Place Saint-Laurent et dans la communauté (maintenant, les SSH se donnent seulement aux résidents). Il y a des choses qui n’ont pas bougé avec le temps, comme le bingo le lundi soir mais l’édifice a beaucoup changé. CAH s’est mis à tout rénover, les couloirs, les cuisine, la salle à manger. Avant, il n’y avait pas de gardien de sécurité.

Maintenant, on fait beaucoup de formations, qui sont importantes pour nous aider à faire un bon travail. On utilise beaucoup l’ordinateur. On a plus de responsabilités. Il s’est passé beaucoup de choses en 25 ans, et je suis toujours là! Je continue d’aimer travailler avec les personnes aînées et de leur donner un bon service pour les aider à rester autonome pour bien vivre, plus longtemps. (Rapport annuel 2018)